• Un érotisme sous-jacent

           .../...    C'est alors qu'un prodige bouscula mes idées préconçues.
                Ma réalité.
                Ma vie...
    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>            Ashara vint se coucher nue sur ma pierre tombale, encore vierge, et m'exhorta, comme si elle voulait y graver mon nom en phonétique, pour une épitaphe sonore.
    <o:p> </o:p>            Sûre de ma mort, elle me pleura pour la première fois de mots d'amour sincères, comme dans le plus braque de mes rêves fantasmatiques. Moi qui ne la croyais que vénale, j'en avais le souffle coupé. Mais pas du tout le sifflet. Mes nouveaux sens se jouaient-ils de moi ? Elle me voulait éperdument à elle, elle pleurait sincèrement les vendredis, les samedis et les dimanches perdus. Elle proposait de se fendre de vingt jours de sa jeunesse contre vingt minutes de ma vie et jurait de ne plus faire de passes qu'en pensant à moi. Juré ! Elle ne singerait plus bêtement les orgasmes avec ses clients car alors, elle les vivrait enfin. Intensément. Cent fois par jour. Avec moi. Pour moi. Riche de moi. Pleine de moi. Folle de moi, omniprésent dans ses pensées intimes... Elle me donnait un rendez-vous privé dans son temple d'orient, vestale en tous lieux si joliment bridée, sainte aux cent senteurs de santal. Elle m'aimait. Elle m'aimait, criais-je en écho. Elle frotterait son corps nubile de pétales de roses, d'essence de vanille et de coco puis se glisserait sur mon cadavre et rien qu'à son odeur me ferait redresser ma tige de jade céleste. Pour l'éternité des siècles à venir. Elle me tiendrait empalé sur la pointe de sa langue brûlante de dragon femelle, feuille de rose tordue et inquisitrice pour me désinhiber et ainsi me ramener à la vie. Puis dans sa bouche de miel pimenté, elle m'aspirerait jusqu'à ce que je m'éclate furieusement en elle, torrent chaud de l'enfer, en faisant passer les jouissances paradisiaques promises par l'Islam pour d'innocents prémices de collégiens sous bromure. Sans me faire débourser, l'ange. Elle m'aimait, me dis-je. Comme un soleil de plus qui réchaufferait ma vie intérieure. Elle se lamentait sur ma cicatrice qu'elle voulait combler de la pulpe de ses lèvres, de toutes ses lèvres. Elle pleurait mes caresses savantes qui faisaient couler en cachette des cataractes bénites de ses yeux et de tous les saints recoins de son corps. Elle m'aimait, criais-je. Je l'entendis cent fois gémir mon nom. D'une voix que je ne lui connaissais pas. Une plainte feulée. Un souffle enroué qui partait de son intimité profonde, tel ces cons de ventriloques. J'étais devenu sa marionnette... La chatte noire, trompette embouchée, jazzait en chorus.
                Bizarrement, mon atrendre s'enhardit. Comme si j'avais une érection de tout mon être. Tendu à en souffrir. On aurait dit qu'elle avait à ce moment-là le même pouvoir de vie et de mort sur moi, que moi sur les âmes. On aurait dit qu'elle me façonnait à son idée... Je ne sais pas si c'est à cause de l'énergie qu'elle dégageait, pourtant elle n'était pas du tout épileptique et la seule pile que je lui connaissais était son sexe, mais je fus aspiré soudainement hors de mon caveau comme un vulgaire nouille chinoise. Moi le nouveau dieu Cupidon. Je fus happé sensuellement par la parcelle entaillée de son corps qu'elle avait plus chaude qu'une braise. Amant attiré dans l'aimant. Déboussolé par son sexe à pile...Tant mieux ! Comme un tnemehcuocca passé et lu à l'envers. Je repassais à contre-poil par la porte hantée...

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